Les bénéfices de l’activité physique sur l’économie [Étude]

RAND Europe et Generali Vitality s’associent pour publier « Les bénéfices économiques d’une population plus active physiquement », une étude mondiale sur l’impact socio-économique de l’inactivité physique dans 23 pays.  Celle-ci met en lumière l’importance de l’exercice régulier de la population sur :

  • l’espérance de vie ;
  • la santé mentale ;
  • la croissance économique.

Pour cause, une activité physique insuffisante pourrait représenter une source de démotivation au travail. Le programme Generali Vitality, pensé aussi bien pour les salariés que les entreprises, s’inscrit ainsi dans cette d’amélioration du bien-être individuel mais aussi, en second temps, d’efficacité au travail.

Quels sont les points à retenir de cette étude ?

Nous vous rappelons que si vous souhaitez modifier vos habitudes alimentaires ou démarrer une activité physique, il est recommandé de consulter un professionnel de santé au préalable.

Des résultats sur l’économie à échelle mondiale

Ce n’est pas une nouvelle : pratiquer une activité physique régulière peut augmenter l’espérance de vie. L’étude apporte à ce propos que cette dernière pourrait augmenter d’au moins 2,5 ans, en moyenne, pour une personne âgée de 40 ans.

D’un point de vue économique, l’étude montre que l’activité physique des habitants d’un pays joue directement sur sa croissance économique.  En effet, le PIB mondial gagnerait plus de 100 milliards de dollars US chaque année d’ici 2050 si les citoyens du monde suivaient quotidiennement l’une des recommandations suivantes :

  • marcher 15 minutes supplémentaires ;
  • faire un jogging à rythme lent d’un kilomètre ;
  • respecter les lignes directrices en matière d’activité physique fixées par les organisations compétentes. Si les inactifs physiques atteignaient les niveaux d’exercice recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, les employés gagneraient jusqu’à cinq jours supplémentaires de temps productif chaque année et l’économie mondiale connaîtrait une croissance estimée à 220 milliards de dollars par an.

 

Qu’en-est-il en France ?

L’hexagone a encore du chemin à faire en ce qui concerne l’activité physique régulière de ses citoyens. En effet, 34 % des Françaises et 24 % des Français n’atteignent pas le niveau minimal. Ce dernier est fixé par l’Organisation mondiale de la santé et préconise une activité physique modérée Cette recommandation consiste à pratiquer un activité physique modérée d’au moins 2 heures et demi par semaine.

Ce n’est pourtant pas peine perdue. L’étude évalue les 3 scénarios d’améliorations possibles portant sur les bénéfices d’activité physique :

  1. La réduction du risque de mortalité

Le manque d’activité physique est souvent associé à un risque de mortalité relativement plus élevé. Cette diminution du nombre de personnes aptes à travailler est alors un enjeu clé pour le bien-être des entreprises. 

À titre d’exemple, l’étude révèle que le risque de mortalité d’un individu pratiquant une activité physique est inférieur de 11 % à 28 %.

  1. La réduction des absences pour cause de maladie

Dans cette étude, il est souligné que des niveaux adéquats d’activité physique aident à atteindre une meilleure santé physique et mentale. Nous le savons : quand le corps est en pleine forme, le moral suit (et vice versa ! ). Ce facteur peut être à l’origine de l’absentéisme au travail. Celui-ci s’évalue par la raison, la répétition et la durée des absences d’un salarié sur une période donnée.

Par exemple, l’analyse présentée dans l’étude suggère qu’une personne qui n’est pas physiquement active déclare, en moyenne, un temps de travail perdu plus important en raison de l’absentéisme (entre 0,44 et 0,86 jour par an) en comparaison avec une personne qui est physiquement active.

  1. La réduction du présentéisme

En améliorant la santé physique et mentale des salariés, la pratique d’une activité physique réduit considérablement le taux de présentéisme. Ce phénomène représente la situation où un salarié est physiquement présent sur son lieu de travail alors que sa concentration ou sa motivation ne lui permettent pas d’être productif. 

En effet, une personne qui n’est pas physiquement active déclare, en moyenne, plus de temps de travail perdu en raison du présentéisme (entre 2,6 et 3,71 jours par an) qu’une personne qui est physiquement active.

En pratiquant une activité physique régulière, les collaborateurs peuvent s’émanciper de leurs espaces de travail. Cela permettrait de prendre du recul sur leur travail.

 

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